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Manifestations pédagogiques

Toulouse Résistante. Mars 2021.

Par CHRISTOPHE AMIEL, publié le samedi 21 mars 2020 11:07 - Mis à jour le lundi 1 mars 2021 12:49
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Programme du Projet Toulouse Résistante. Mars 2021. Classes de 3eme et Délégués de Classes.

Programme : Année scolaire 2020-2021

 

- Jeudi 4 Mars Délégués de classes. M Amiel, M Troisplis, Mme Leroy.

 Visite du Chateau de Seyre/ Mémorial du Camp du Vernet

Histoire des Enfants Juifs cachés aux Chateaux de Seyre et Lahille avec Elérika Leroy, historienne, chargée de Mission : "Hauts lieux de Mémoire de la 2nde Guerre Mondiale" au Conseil Départemental 31. Voir document "Seyre" en pièce jointe.

- Pour rappel : Mme Kolinka : mardi 9 mars.

- Mercredi 17 mars. Conférences :

3 eme  1: "François Verdier" par Alain Verdier Président du Conseil Départemental de la Résistance et petit fils de François Verdier.

3eme  2: "Les Fusillés du Bois de le Reulle " par M Georges Muratet et son groupe de recherche. 

- Vendredi 18 Mars : pièce de théatre au Collège : "Résistantes!" 3eme 3 et 4.

- Atelier Les Archives Départementales au Collège : "les camps d'internements du Midi de la France" :

jeudi 18 mars : 3eme 1 et 3eme 4

lundi 22 mars : 3eme 2 et 3eme 3

 

A voir sur François Verdier, interview d'Elérika Leroy auteur de "François Verdier, l 'honnête homme, le résistant, l'unificateur" :

www.youtube.com/watch

 

Année scolaire 2019-2020

Les classes de 3eme du Collège les Roussillous se sont rendus à Toulouse pour découvrir le "Circuit Toulouse Résistante" proposé par l'Office de Tourisme de Toulouse et élaboré à partir des travaux d' Elérika Leroy, Chargée de mission au Conseil Départemental, "Hauts lieux de la Résistance" (voir : "Toulouse, mémoires de rues"). Ce parcours est complété par un atelier sur documents aux Archives Départementales et pour une classe, par la visite de la Crypte des Combattants au Cimetière Salonique de Toulouse.

Sommaire: 

1-Circuit Toulouse Résistante, les principaux monuments.

2-Les lieux de la répression.

3-Au fil des rues : rencontre avec les Résistantes et les Résistants toulousains.

4-Les Ateliers aux Archives Départementales.

5-La Crypte des Combattants.

 

1-Circuit Toulouse Résistante, les principaux monuments :

"Le Monument à la gloire de la Résistance". Le rendez-vous est donné au "Monument à la gloire de la Résistance" sur les Allées Frédéric Mistral.  Fruit d'un concours organisé par la ville de Toulouse en 1965, le monument fut inauguré par le maire, Pierre Baudis, le 19 août 1971. Conçu par l'agence toulousaine "Atelier des Architectes associés", il associe architecture, sculpture et audiovisuel. Le monument est conçu comme un cheminement, passant sous les allées pour ressurgir dans le Jardin des plantes. Il se présente comme un tumulus engazonné de béton se divisant en trois cryptes dédiées aux réfugiés, aux torturés et aux fusillés. En préambule de la visite la guide conférencière présente le contexte de la Seconde Guerre Mondiale et la particularité de Toulouse durant cette période. La visite au cœur du Monument évoque la Résistance et invite chaque visiteur à un moment de recueillement. 

Le parcours tout au long du tunnel, scandé de cryptes sombres, au son d'une musique triste et enivrante évoque les déportés, les fusillés..... Au fur et à mesure que nos pas s’enfoncent sous terre, le concept nous fait rendre compte de l'ambiance pesante et anxiogène qui régnait pendant l'occupation.

Les élèves de 3eme 4 devant l'entrée du "Monument à la Gloire de la Résistance"

 

Portraits de Résistants, ci-dessus Raymond Viadieu, dit "Vira"

 

Ci-dessus, l'urne contenant les cendres de français morts en déportation ( 200 000 personnes).

Une seconde urne dans la dernière crypte contient les cendres des 54 résistants fusillés et brulés à Buzet-sur-Tarn le 17 août 1944.

 

 

Une plaque commémorative de la libération de Toulouse (le 19 août 1944) est construite dans le mémorial, et tous les ans, le 19 août, à 11heures du matin, le soleil éclaire la plaque, symbolisant la libération de Toulouse.

Au bout de quelques minutes de marche sous le sol, le tunnel semble nous ramener à la lumière de l’extérieur, sentiment de liberté, nous faisant déboucher sur le Jardin des Plantes et la grande allée portant le nom d' "Allée des Justes"

 

"Le Jardin des Justes". Symbole d’une liberté retrouvée mais aussi de souffrances ineffaçables : nous découvrons la "Stèle des Justes parmi les nations" qui honore les personnes courageuses qui ont sauvé les enfants de familles juives d’une mort certaine. Endroit symbolique, réservé à la commémoration et à la sauvegarde de la mémoire de ceux qui résistèrent à l’occupation et à la barbarie nazie. Nous rappelant à chacun notre devoir de citoyen. 

Cette stèle a été inaugurée en 2003 par le Prix Nobel de la paix, survivant d’Auschwitz et écrivain Elie Wiesel (qui inaugura le Musée de la Mémoire du Camp du Récébédou, objet d'une autre visite) . Elle rend hommage à toutes ces personnes, non juives, qui ont sauvé des juifs pendant la guerre. Les 87 noms de Haut-Garonnais figurant sur cette plaque illustrent les actions de solidarité et fraternité pendant cette sombre période. 

Stèle des Justes des Nations.

« Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier ».

 

Nous découvrons ensuite les bustes de Jean Moulin et Jean Cassou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                           

 

Le "Mémorial de la Shoah". Inauguré en 2008, ce monument est le seul avec celui de Paris à rendre hommage aux victimes du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. L'architecte Mikaël Sebban, auteur du monument l'a voulu ouvert et accessible à tous. Le monument est conçu autour du thème de "l'absence". Sur chacune des 6 arches qui rappellent l’histoire des six millions de juifs « ayant disparu dans le néant » des citations tirées de la bible sont inscrites en français, en hébreu et en allemand.  Il permet d’évoquer aussi les terribles rafles de l’été 1942 dans tout le département, avant même l’occupation allemande. Pour rappel : 2.588 personnes furent déportées sous le contrôle de gendarmes français en Haute-Garonne. 1.866 ne revinrent jamais des camps de la mort. 449 juifs sont morts dans les Camps de Noé et du Récébédou (comme déjà évoqué, le Récébédou est l'objet d'une autre visite et les 2 camps feront l'objet également d'un atelier de travail aux Archives Départementales ). Ces camps ont servi la répression en enfermant des milliers de personnes : Républicains espagnols, Juifs, Résistants...

L’extermination des minorités avait commencé avant la guerre par les handicapés, elle se poursuit avec celle des Juifs, des Tsiganes et des homosexuels. L'assassinat de prés de 6 millions de personnes est effroyablement planifié à l'échelle industrielle par les nazis. Ce portique mémoriel est conçu pour inviter à "une déambulation au travers de l'absence".

 

2-Les lieux de la répression :

 

Le « château » de la Gestapo. (Aujourd'hui au 2 rue des Martyrs de la Libération). Les services du SD « Sicherheitsdienst » , services du renseignement SS ou  Gestapo, la police de sûreté nazie, ont laissé un souvenir terrifiant à Toulouse dans le quartier du Busca et à Luchon, dans la "villa Raphaël". Ces services nazis étaient le cœur de la répression contre les résistants, les juifs et la population civile. Ainsi, c’est en ce lieu que furent organisées les opérations les plus terribles pour la Résistance, comme celle préparée en décembre 1943 contre l’état-major de la Résistance et son chef François Verdier (l'opération "minuit") ou encore celle des 10 et 12 juin 1944 contre la population soutenant les Maquis des Pyrénées. 

 

La prison"Furgole",place des Hauts Murats. Deux prisons furent le siège de l'occupant nazi. La prison "Furgole" enferma sous contrôle français puis allemand les Résistants jugés comme de dangereux terroristes. Cette prison militaire oubliée dont la tour date du Moyen-âge reflète l'atmosphère de répression qui sévissait dans l'ensemble du département.  Albert Braun, toulousain de 19 ans, réussit à s’évader de cette sordide prison dans la nuit du 31 juillet 1943. Pierre Bertaux, résistant et futur Commissaire de la République, et  Jean Cassou fondateurs du "groupe bertaux " y seront internés.

A voir : Souvenirs de Pierre Bertaux, à la prison Furgolle

ou : www.dailymotion.com/video/x9xy39

 

Et la prison Saint-Michel, grande rue St Michel, haut ieu de mémoire de la Résistance, symbole de la répression contre les Résistants et de  tous les ennemis du régime de Vichy. Située à proximité du siège de la Gestapo, les prisonniers étaient conduits de l’un à l’autre pour subir les interrogatoires de la police de sûreté nazie.

A de multiples reprises, des résistants étaient exécutés dans des lieux discrets. Marcel Langer  fut guillotiné dans la cour intérieure de la prison le 23 juillet 1943. Marcel Langer fera l'objet d'un des ateliers de travail aux archives Départementales. Il repose au Cimetière Terre Cabade de Toulouse, (objet d'une autre, voir dernier paragraphe).

 

3-Au fil des rues : rencontre avec les Résistantes et les Résistants toulousains:

La faculté de médecine, allées Jules Guesde. Les intellectuels s’opposant au régime  de Vichy et à l’occupant nazi se réunissaient dans certains hauts lieux : notamment la faculté de médecine. 

André Bousquairol, 21 ans. Brillant étudiant en médecine se destinait à la chirurgie. En 1943, chef d’un groupe franc, il travaillait aux côtés de François Verdier. Le 8 juin 1944, il remplace un médecin au Maquis de Saint-Lys ( voir article sur le Maquis de St Lys). Il est tué le 12 juin 1944 lors de l’attaque allemande contre le maquis au château de Gagen.

 

Raymond Naves, grand spécialiste de Voltaire et professeur de philosophie, fut l’un des chefs de la résistance départementale. Raymond Naves  dit « Leverrier » fût arrêté sur le chemin de la faculté qu’il n’avait pu abandonner, il fut déporté à Auschwitz où il est mort en mai 1944. Raymond Naves avait été à l’origine du premier journal de la Résistance avec ses étudiants « Vive la Liberté ». il s’était ensuite investi dans la Résistance sociale et dans l’union des forces de la Résistance. Il devait occuper le poste de Maire de Toulouse à son retour de déportation qui n'advint jamais. C’est Raymond Badiou, professeur de mathématiques au lycée de garçons de Toulouse, qui lui a succédé.

 

Charvet Claude fut chargé de l’organisation des Groupes Francs de l’Armée secrète. Claude Charvet dit « Jean Souris », ancien chef scout, suivait les cours de philosophie de Jean-Pierre Vernant en 1942. La même année, il rejoint les Groupes Francs de Combat. Arrêté le 26 mai 1944, il est torturé par la Gestapo et enfermé à la prison Saint Michel. Il en est extrait le 27 juin 1944 et conduit avec d’autres résistants dans un bois près de Castelmaurou. ( l'Association " les Fusillés du Bois de la Reulle" est convié à présenter leur travail de recherche et d'identification des fusillés anonymes le mardi 16 juin en première partie de la Conférence de Mme Kolinka). Il y est fusillé par des soldats allemands après avoir été contraint de creuser sa propre tombe. Il avait 22 ans.

François Verdier, dit "Forain". François Verdier secrétaire de la Ligue des droits de l’homme en 1939, a appartenu à plusieurs groupes toulousains dissidents avant de rejoindre le groupe Libération-Sud. En juin 1943, il fut choisi par le Général de Gaulle pour devenir le chef des "Mouvements Unis de la Résistance" dans le Sud-ouest. Arrêté dans la nuit du 13 au 14 décembre 1943, torturé par la Gestapo, il meurt exécuté en fôret de Bouconne le 27 janvier 1944. Voir le second article sur le "Parcours Maquis de St Lys, Chateau de Brax, Stèle François Verdier". Un buste à l'honneur du chef de la Résistance Toulousaine a été inaugure le 19 aout 2019 au départ des Allées François Verdier.François Verdier repose au Cimetiere Terre Cabade de Toulouse.

www.ladepeche.fr/2019/08/20/un-buste-en-lhonneur-du-heros-de-la-resistance-francois-verdier,8368217.php

francoisverdier-liberationsud.fr/un-buste-de-francois-verdier-75-ans-apres/

A voir : Elérika Leroy : publication du livre "François Verdier" : 

www.youtube.com/watch

 

Jules Géraud Saliège (1895-1956) fût Archevêque de Toulouse, puis Cardinal. L'Archevêque Saliège va prendre ses distances avec le régime de Vichy et  écrire" la lettre pastorale" du 23 août 1942 qui prône l’accueil et le respect des droits humains envers tout le monde sans distinction de culte ou de couleur de peau. Cette lettre est rapidement interdite par arrêté préfectoral mais sera lue dans la plupart des paroisses et même diffusée sur les ondes de la BBC à Londres. La lettre pastorale écrite par l’archevêque est l’une des rares manifestations du haut clergé sous le régime de Vichy et eut un retentissement international. La lettre illustre le secours apporté aux familles traquées, aux enfants en particulier dont beaucoup ont été cachés dans tout le département, à l’exemple de cet orphelinat catholique de Lévignac-sur-Save. En outre cette lettre a permis d'ouvrir les yeux et de venir en aide aux personnes présentes dans les camps du Récébédou et de Noé au travers d’œuvres caritatives.

« Les juifs sont des hommes, les juives sont des femmes.

Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes.

Tout n’est pas permis contre ces hommes, contre ces femmes »

Buste de l'Archevêque Saliège, Place St Ethienne

 

Bruno de Solages (1895-1983), recteur de l’Institut catholique de Toulouse, organise l’accueil et l’aide des réfugiés dès 1939. La bibliothèque de l’institut se transforme en un foyer intellectuel et un refuge pour les étrangers aux multiples nationalités. Dès 1940, Bruno de Solage, anti pétainiste affiche ses opinions et rappelle les principes essentiels « sur l’égalité naturelle et surnaturelle de tous les hommes ». Arrêté le 9 juin 1944, déporté et libéré en mai 1945, il représente l’une des figures résistantes toulousaines.

 

 

l’Institut Catholique de Toulouse  abritera en outre de nombreux intellectuels réfugiés dans le département. Le philosophe Vladimir Jankélévitch, interdit d’exercer en raison du statut des juifs, y a trouvé abri. Aux côtés d’Ignace Meyerson, il continue à donner des cours, protégé par l’Institut. En 1943, avec le doyen de la faculté de géographie, Daniel Faucher et le catholique Etienne Borne, Jankélévitch publie un texte virulent, « Le mensonge raciste ». 

 

 

Silvio Trentin, précurseur de la pensée européenne, se sert de sa libraire au 43 rue du Languedoc à Toulouse pour des rencontres et des initiatives qui donnèrent naissance au développement du premier réseau de Résistance à Toulouse, le "réseau Bertaux"en 1941. Ainsi, étudiants et professeurs, médecins, syndicalistes de toutes opinions se réunissaient autour de l’Italien Silvio Trentin, fin analyste des méthodes fascistes. Le premier groupe de Résistance, le réseau Bertaux, est né dans l’arrière boutique de la librairie et a organisé le premier parachutage en Haute-Garonne, dans les champs de Fonsorbes. Indépendant et novateur, le mouvement "Libérer et Fédérer", à l’origine d’un journal et de maquis, s’y est développé avant que la police ne vienne fermer la librairie.

 

43 rue du Languedoc, Toulouse

Silvio Trentin

L’imprimerie des Frères Lion au 23 rue Croix-Baragnon constitue l’une des imprimeries clandestines qui demeura avec la librairie Silvio Trentin l’un des outils indispensables de la diffusion des idées de la Résistance. Henri Lion ainsi que son frère impriment des journaux clandestins des mouvements de Résistance tel que « Le Populaire du Sud-Ouest », « Libérer et Fédérer », « Libération » etc. L’archevêque Saliège fait aussi appel aux services d’Henri Lion pour la création de fausses cartes d’identité. Malheureusement l’ensemble du personnel est arrêté et conduit à la prison Saint Michel, Henri Lion est torturé et déporté, il meurt en 1944. 

Au 23 rue Croix Baragnon

Henri Lion.

Aucune photo de son frère Raoul n'était disponible jusqu'à présent. Ce n'est qu'à la réouverture du Musée de La Résistance et de le Déportation de Toulouse que nous apprenons que des découvertes récentes ont permis enfin de mettre un visage sur le 2eme frère Lion. Photographie disponible au Musée.

 

Ariane Fiksman. Des personnalités féminines firent également partie des mouvements de la Résistance : en témoigne l’immeuble d’Ariane Fiksman au 11 rue de la Pomme. Ariane Fiksman, d’origine russe, convertie au judaïsme, avec son mari, organise la résistance juive et son appartement devient le point de départ pour les maquis à partir de 1943. Son appartement  était l’un de ces indispensable relais en ville pour rejoindre les maquis. Mais le 22 juillet 1944, la Milice se rend à l’appartement d’Ariane Fiksman et elle est abattue d’une balle en plein cœur.

Au 11, rue de la Pomme.

Arianne Fiksmann

 

Marie-louise Dissard dit "Françoise". Au 40 rue de La Pomme se trouvait la boutique de couture « A la poupée moderne » de Marie-Louise Dissard. 

Marie-Louise Dissard naît à Cahors le 5 novembre 1881. En 1940, elle s'engage activement dans la Résistance, servant de boîte aux lettres pour la diffusion de missions ou documents. Elle agit d’abord dans un réseau sous le pseudonyme de "Victoire".

Elle rejoint ensuite en 1942, sous le pseudonyme de "Françoise", le réseau d’évasion "Pat O’Leary" du docteur Albert Guérisse, qui récupère les aviateurs britanniques et américains tombés sur le sol français occupé, les héberge et les fait passer en Angleterre en passant par l'Espagne. Tenace et combative, Marie-Louise Dissard aidera plus de 700 aviateurs. En septembre, elle devient, sous le n°40.068, chef du secteur de Toulouse et de sa région, pour la ligne d'évasion.

Le réseau est démantelé en 1943 : son chef Albert Guérisse est arrêté et emprisonné à Marseille. Accréditée officiellement pour recevoir les fonds nécessaires au fonctionnement du réseau, elle poursuit les activités du réseau, qui prend le nom de "Réseau Françoise", comprenant au début 211 membres, et qui oeuvra jusqu'à la Libération.

Marie-Louise Dissard meurt infirme, malade et solitaire en 1957. Elle repose au Cimetière terre Cabade de Toulouse.

 

Angèle Bettini Del Rio membre d'un groupe de Jeunes communistes participa au premier acte de Résistance à Toulouse  le 5 novembre 1940. Ce jour-là, une pluie de tracts dénonçant « le maréchal félon » s’abat sur le cortège de Pétain, en visite officielle dans la Ville rose.

Angèle Del Rio, Yves Bettini, Marcel Cloet, Robert Caussat, Jean Bertrand et André Delacoutie, les instigateurs de cet acte héroïque de Résistance, seront arrêtés trois semaines plus tard. Angèle Del Rio fût emprisonnée un temps au Camp du Récébédou.

france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/angele-bettini-del-rio-resistante-toulousaine-est-decedee-age-95-ans-1361211.html

 

4-Les Ateliers aux Archives Départementales.

Pour compléter le " Circuit Toulouse Résistante" 3 classes ont pu visiter les Archives Départementales à Toulouse.

En plus de la visite des archives trois ateliers différents ont été proposés à nos classes. La visite permettait de se rendre compte des méthodes de collecte et de conservation dont notamment les impressionnants rayonnages de documents judiciaires à l'origine de l'expression " l'affaire est dans le sac".....Les élèves ont pu découvrir des documents précieux comme un recueil de décisions judiciaires datant du XVeme siècle, des extraits de journaux de la période 1939-1945.......... 

* Voir les documents pédagogiques et les questionnaires élèves en pièces jointes.

 

Les 3 ateliers proposés :

-Les camps d'internement en France : les camps de Noe et Récébédou en Haute Garonne*

Ci-dessous 2 documents d'archives présentés aux élèves ( les documents nous ont été aimablement envoyés en format pdf par le service des Archives Départementales, merci à Mme Sophie Barthès-Marcilly) :

1867_W_209_Dossier_3_Programme_Fêtes_Noel_1941_Récébédou.ADHG.

1867_W_40_Autorisation_Sortie_Ponctuelle_Noé_Urunuela_José.ADHG.

-Parcours d'un Résistant : Marcel Langer*

Marcel Langer, pièce d'identité. ADHG.

Document 1 (en haut à gauche) : pièce et photo d’identité de Marcel langer, photo de sa femme et de son enfant. 

Document 2 (en haut à droite) : Compte rendu du Commissaire de la Police et de sûreté Jean Caussi  au Commissaire Principal, chef de la 8ème Brigade Régionale de Toulouse datant du 10 février 1945. Ce document relate les faits de Marcel Langer au moment de son arrestation, les multiples interrogatoires sur les actions de Marcel Langer dans la Résistance. 

Document 3 (en bas à gauche) : Document relatant l’attentat de Monsieur Lespinasse. Ce dernier avait condamné Marcel Langer à la peine de mort pour « l’exemple ». 

Document 4 (en bas à droite) : Document relatant les faits de résistance (attentats sur des trains, des usines, des épiceries, des cinémas etc.) entre la période 1942 et 1944. 

-La Vie quotidienne à Toulouse sous Vichy*.

Ci-dessous 2 documents d'archives présentés aux élèves ( les documents nous ont été aimablement envoyés en format pdf par le service des Archives Départementales, merci à Mme Sophie Barthès-Marcilly) :


2692W132-censure-film-LeDiactateur.ADHG.

2E7625_achat-vetements-robe.ticket de rationnement.ADHG.

 

5-Autres lieux de Mémoire : La crypte des Combattants et le cimetière Terre Cabade.

Sous le monument aux morts du cimetière Salonique en hommage aux soldats de la 1ere Guerre mondiale se trouve un lieu insolite et unique en France, la "Crypte des combattants".

Les dépouilles de 1706 soldats morts lors des deux guerres mondiales reposent dans cette crypte.  Parmi eux figurent de nombreux combattants maghrébins, africains et indochinois morts sur le front ou à l'hôpital Larrey : Jean Perroche, Assemia Balou, Mohamed Teferhit, Trang Nguiyen.............

Pendant plus de 60 ans, seul le vrombissement de la ventilation a troublé leur repos. Mais depuis jeudi 27 octobre 2016, les 1706 combattants des deux guerres mondiales qui reposent dans la crypte reçoivent de la visite. Pour la deuxième année consécutive, la crypte dite «des Poilus», située sous le monument aux morts du cimetière Salonique, est exceptionnellement ouverte au public à l'occasion de la Toussaint.

Pour y accéder, il faut emprunter un petit escalier dissimulé sous une lourde plaque de granit rose.

M Gesse et son assistant ouvre la Crypte en déplaçant l'imposante plaque de granit ( plus d'une tonne!) avec la même méthode qu'utilisaient les Egyptiens pour déplacer les immenses blocs de construction.

Bas de plafond et construit en arc de cercle à l'image du monument qui le surplombe, le sous-sol de 200 m2 abrite les cercueils de combattants des première et seconde guerres mondiales, autrefois enterrés dans plusieurs carrés militaires du cimetière.

«Près de 3000 corps de soldats ont été exhumés entre 1952 et 1957 pour faire de la place aux Toulousains», explique Hubert Gesse, conservateur du cimetière depuis 1995. Une partie des familles a souhaité récupérer les corps. «D'autres ont préféré les laisser aux côtés de leurs frères d’armes». Parmi eux, de nombreux soldats venus des colonies françaises de l'époque en Afrique et en Asie.

Depuis leur exhumation, les ossements reposent depuis dans de petits cercueils de 60 centimètres de long soigneusement alignés sur des étagères. Sur les plaques ne figurent que leur nom et la date de leur mort.

«Pour moi, ils ont la même valeur, c'est très bien comme ça», sourit le conservateur des lieux.

Hubert Gesse est particulièrement attaché à ces lieux. Alors qu'il était fossoyeur depuis un an, il a participé à la mission de sauvetage menée en 1982 après l'inondation de la crypte, et a transféré certains ossements dans de nouveaux cercueils. « C'était très émouvant de les tenir dans mes bras», se souvient-il. «Et même pour le visiteur, il y a une différence entre voir des noms gravés sur des plaques et se trouver tout près d’eux».

A voir : www.ladepeche.fr/article/2016/10/26/2446916-crypte-poilus-ouvre-exceptionnellement-portes-toussaint.html

C'est aussi au  cimetière Terre Cabade que reposent de nombreux résistants ( M Gesse est en train d'accomplir un énorme recensement de tous les Résistants qui y reposent) dont la plupart des Résistants du Maquis de St Lys ( voir article : le "Maquis de St Lys....") mais aussi : Marie Louise Dissard dit "Françoise", François Verdier dit "Forain", Marcel Langer.

Pièces jointes

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